Abécédaire du burn-out (suite)

Abécédaire du burn-out (A à Z)

Voici un abécédaire du burn-out en 26 lettres pour vous aider à faire le tour de la question !

Le burn-out (ou burnout) est un état « d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel » selon la HAS (Haute Autorité de Santé). Le travail est bien souvent la cause première de ce syndrome d’épuisement psychologique.

Abécédaire du burn-out (A à L)

A comme Arrêt-maladie

Les victimes de burn-out attendent souvent trop longtemps avant de consulter leur médecin et d’obtenir un arrêt-maladie. Pourtant, cette décision médicale est essentielle pour couper avec le travail et entamer un processus de guérison.

B comme Bourreau de travail

Les personnes les plus exposées au risque de burn-out sont des travailleurs perfectionnistes, voire dépendants de leur travail. Ils sont capables d’abattre une grande quantité de travail dans des situations stressantes. Le revers de cet investissement est l’apparition de maladies au moment des week-ends ou des vacances. C’est ce que l’on appelle le « syndrome du bourreau de travail ».

C comme Charge de travail

La victime de burn-out a tendance à se charger excessivement de travail. Multiplication des projets, prise en charge du travail des collègues, rythme des journées incompatible avec la vie de famille et les loisirs : ces conditions doivent vous alarmer.

D comme Dépression

Existe-t-il une différence entre le burn-out et la dépression ? Oui. La dépression est un état maladif qui concerne toutes les facettes de la vie de la personne qui en est atteinte. Le burn-out, quant à lui, est intimement lié à la sphère professionnelle : c’est la relation au travail qui se dégrade progressivement. Aujourd’hui, le terme burn-out commence à faire son entrée dans la sphère privée : il est de plus en plus question de « burn-out parental », par exemple.

E comme Épuisement

En français, on nomme le burn-out « syndrome d’épuisement professionnel ». Cet épuisement total se caractérise par un stress de plus en plus présent et intense, même dans des situations où le repos est possible – comme le retour à la maison – ainsi que par une difficulté croissante à gérer ses émotions. Cet état de pression constante épuise psychologiquement la personne qui en est atteinte.

F comme Facteurs

Les facteurs de risques de burn-out sont nombreux. Plus encore qu’une charge de travail importante, ce sont les conditions de travail elles-mêmes qui agissent sur le déclenchement de la maladie. Les victimes d’épuisement professionnel parlent souvent de manque de reconnaissance, de relations dégradées entre collègues ou encore de l’obligation de réaliser des missions pour lesquelles elles ne se sentent pas compétentes ou ne ressentent pas d’attirance.

G comme Guérir

Peut-on guérir du burn-out et si oui, comment ? Oui, il est possible de guérir du burn-out. La première étape pour soigner un burn-out est de s’éloigner de l’environnement toxique qui l’a provoqué. C’est pour cela qu’un arrêt de travail est immédiatement préconisé par les médecins généralistes. Ensuite, il faut démarrer une psychothérapie ou une thérapie brève type Hypnose ou PNL auprès d’un professionnel. Enfin, il est important de prendre conscience des déséquilibres qui se sont installés dans notre vie quotidienne et de les rétablir : renouer avec une vie sociale, passer du temps avec sa famille, reprendre une activité sportive ou artistique…

H comme Herbert

Herbert J. Freudenberger est un psychologue américain précurseur dans l’identification des symptômes du burn-out. Ses travaux, réalisés dans les années 80 et 90, expriment la souffrance des personnes victimes d’épuisement professionnel comme un « incendie » qui consume tout à l’intérieur, ne laissant alors qu’un sentiment de vide profond.

I comme Insomnie

Une étude française menée entre 2012 et 2014 a démontré un lien de causalité entre le burn-out et l’insomnie. En effet, il a été établi que l’épuisement professionnel entraine un état de surexcitation anormale dans les moments de repos. Ainsi, les victimes d’épuisement professionnel subissent de nombreux troubles du sommeil tels que : un endormissement difficile, des nuits interrompues par des réveils multiples et un sommeil agité.

J comme Juridique

Causé par un environnement professionnel dégradé, l’épuisement professionnel appelle plusieurs actions juridiques de la part du salarié. Après avoir alerté son employeur sur sa maladie, le salarié peut saisir la médecine du travail et éventuellement l’inspection du travail, ainsi que faire reconnaitre l’origine professionnelle de son burn-out.

K comme Kinésiologie

La kinésiologie est une forme de thérapie qui vise un équilibre et un bien-être physique, psychologique et social. Elle utilise différentes techniques de gestion du stress et des émotions. Cette thérapie permet également d’agir sur la perte de confiance en soi, le désespoir et les peurs injustifiées et incontrôlables, lesquels sont des conséquences avérées du burn-out.

L comme Lutte

Il existe plusieurs moyens pour lutter contre le burn-out au travail. Le salarié lui-même peut tenter d’éviter les situations de stress intense : refuser de réaliser plusieurs tâches à la fois, apprendre à déléguer une partie de son travail… L’employeur, quant à lui, peut lutter contre les risques psychosociaux (RPS) en adaptant l’organisation du travail : travail en équipe, prise en compte des envies et compétences des collaborateurs…

Abécédaire du burn-out (M à Z)

Poursuivons cet abécédaire du burn-out pour découvrir d’autres facettes de cette « maladie du siècle ».

M comme Maladie professionnelle

Si le burn-out ne fait pas partie de la liste des maladies professionnelles, il est cependant possible de le faire reconnaitre comme tel. Pour cela, il faut établir une causalité directe entre le travail et la maladie et attester d’une incapacité permanente partielle de travail, au moins égale à 25%. Un dossier de demande de reconnaissance doit être transmis à la CPAM dans les 15 jours suivants le 1er jour de votre arrêt de travail.

N comme Non

Éviter le burn-out passe par la capacité à dire « NON ». Pour cela, il est important de connaitre ses limites et de savoir les faire respecter par son employeur et/ou ses collègues. Une bonne communication avec la hiérarchie permet d’exprimer ses difficultés, de faire entendre sa souffrance et d’en demander une réelle prise en compte en rééquilibrant, par exemple, la charge de travail.

O comme Organisation

Pour éviter le burn-out, une bonne organisation est nécessaire : à la fois au travail, mais aussi entre la sphère professionnelle et la sphère privée. En distinguant le temps du travail et le temps du repos de manière ferme et en planifiant ses tâches, il est possible de conserver l’équilibre nécessaire à sa santé mentale.

P comme Perte de sens

Avant le burn-out, la personne ressent une perte de sens vis-à-vis des tâches qui lui sont demandées. Objectifs de performance, délais de livraison, rupture de communication au sein des équipes… Le contexte de travail dans les entreprises place les salariés dans une situation de rupture cognitive, émotionnelle et physiologique.

Q comme Quitter

Lorsque le point de rupture est atteint, un retour au travail ne semble parfois plus envisageable. C’est le cas si, par exemple, l’employeur ne tient pas compte de la maladie et ne met en place aucune action de prévention des risques. La solution de quitter son travail est alors salutaire.

R comme Retour au travail

Quand et comment retourner au travail après un burn-out, en évitant de retomber dans la même situation ? L’épuisement professionnel fait l’objet d’un arrêt maladie. Dans ce cas, seul l’accord du médecin autorisera le retour au travail. Le retour au travail peut se faire de manière progressive : reprise de contact informel avec des collègues, limitation des responsabilités à supporter, mi-temps thérapeutique…

S comme Symptômes

Les symptômes du burn-out sont multiples. Les principaux signes repérés sont :

  • fatigue psychologique et physique
  • troubles du sommeil
  • douleurs corporelles
  • troubles alimentaires et digestifs
  • augmentation des maladies courantes
  • problèmes de concentration
  • cynisme, désintérêt
  • grande nervosité et émotions incontrôlables

T comme Travail

Le travail est clairement mis en cause dans un burn-out. L’environnement, l’ambiance, la répartition des tâches, les techniques de management actuelles : tout cela contribue à augmenter la pression sur les salariés et en particulier sur les cadres. En 2019, 1 cadre sur 2 déclarait avoir vécu un épuisement psychologique professionnel.

U comme Usure

Lorsque l’on se trouve sur la pente du burn-out, notre esprit et notre corps ressentent de nombreuses sollicitations désagréables qui entrainent le sentiment d’être submergé et de ne pas pouvoir tenir ses délais ni ses obligations. Cela provoque alors de multiples manques, comme le manque de sommeil, de temps et de sérénité. On parle alors d’usure psychologique.

V comme Vulnérable

Les personnes les plus vulnérables face à l’épuisement professionnel sont :

  • les salariés les plus loyaux envers leur entreprise
  • les perfectionnistes qui excèdent les attentes que l’on a envers eux
  • les travailleurs de + de 50 ans, qui ont le sentiment d’avoir « fait le tour » de leur métier
  • les personnels dont le travail est en lien direct avec des populations fragiles (personnel médical, professeurs…)

W comme Week-End

Face aux tensions dans le travail, la famille est le cocon de sécurité dans lequel il fait bon se réfugier, les soirs de semaine, les week-ends et pendant les vacances. En effet, les proches jouent un rôle dans l’équilibre émotionnel de chacun et il est important de se ressourcer auprès d’eux. Lorsque l’on est malade, on voit apparaitre à l’approche du week-end, une augmentation de sa nervosité : il devient alors difficile de « couper » avec la semaine de travail.

X comme (génération) X

La génération X, née entre la fin des années 60 et le début des années 80, porte à la fois les exigences des baby-boomers (« Il faut faire carrière ! ») et celles des Millennials (« Il faut découvrir le monde ! »). La génération X est particulièrement victime de burn-out car elle cherche à être parfaite dans son travail, dans son mode éducatif, mais aussi dans ses relations sociales.

Y comme Yoga

La pratique régulière du Yoga favorise le repos du corps et l’élimination des pressions quotidiennes. À raison d’une vingtaine de minutes quotidiennes, le yoga permet de combattre le stress et d’évacuer les tensions corporelles. C’est donc une excellente activité physique pour éviter l’épuisement professionnel.

Z comme Zèbre

Les « zèbres », autrement appelés personnes intellectuellement précoces, surdouées ou encore à hauts-potentiels, sont vulnérables face au syndrome d’épuisement psychologique. En effet, les zèbres ont une tendance marquée au surinvestissement et au perfectionnisme. De plus, leurs cerveaux très actifs présentent une capacité élevée à capter la moindre information qui circule près d’eux et à réagir aux nombreux stimulis environnants.