Éducation sexuelle à l’école, de gros manques à combler

Éducation sexuelle à l’école, de gros manques à combler

L’éducation sexuelle à l’école n’est pas en grande forme, pour être honnête, elle a quasiment disparu.

Pourtant les enfants, adolescents et jeunes adultes ont plus que jamais besoin de repères, d’explications et d’accompagnement pour se situer dans une société moderne dictée par les réseaux sociaux. HoliSanté vous dévoile les avancées à entrevoir, les efforts familiaux à faire et quelles sont les principales problématiques des années 2020.

Une éducation à la sexualité peu considérée et très limitée

Le premier problème de l’accès à l’éducation sexuelle à l’école vient du fait qu’elle est incomplète. On y parle principalement de la prévention des risques, en développant des contenus normatifs et qui n’incluent pas tous les genres.

En réalité, l’enseignement est loin des besoins et des attentes des élèves. Selon les spécialistes, il faudrait aborder plus largement l’éducation à la vie sexuelle, relationnelle et affective. Cela passe aussi par le respect de soi et des autres, en tenant compte des besoins et des limites de chacun.

De plus en plus d’experts sont d’accord pour dire que la marchandisation des corps est un nouveau fléau dont il faut discuter avec les adolescents et les jeunes adultes. La question des genres est peu abordée, ainsi que la prévention de l’inceste et de la pédocriminalité.

Enfin, les conseils pour développer une vie sexuelle épanouie, ainsi que la notion de plaisir sont volontairement ou inconsciemment laissés de côté. Les adolescents ont déjà une grosse charge mentale à gérer et il faut leur faciliter l’accès à ces nouvelles émotions.

Les parents et les associations doivent soutenir l’éducation sexuelle des enfants

Le ministère de l’Éducation national n’est pas le seul fautif à cet écueil, des résistances extérieures aux établissements scolaires sont parfaitement organisées. Certaines associations traditionnalistes n’hésitent pas à faire campagne contre l’enseignement d’éducation sexuelle.

Des propos très durs sont parfois entendus, comme lorsque l’éducation à la sexualité est taxée d’« incitation à la débauche, de viol des consciences, d’atteinte à la pudeur, à l’intimité et au respect des enfants, etc. ».

Il n’en faut pas plus pour voir circuler des fake news (fausses informations) sur les réseaux sociaux, qui véhiculent des mensonges sur des soi-disant pratiques à l’intérieur des établissements scolaires.

L’éducation à la sexualité dans l’école est fondamentale, car elle permet de déceler des comportements déviants ou de dépister des violences sexuelles dont les enfants sont les premières victimes.
C’est pourquoi il faut que les parents, les associations et les enseignants se concentrent sur les mêmes objectifs : le bien-être des enfants et le respect de leur corps et de leurs spécificités.

Les freins idéologiques devraient être levés de façon à dispenser une éducation sexuelle neutre, liée aux valeurs de la République, dans le respect de la laïcité. Puis, il est évident que les parents ont un rôle important à jouer, et qu’ils doivent, dès le plus jeune âge inculquer les bons réflexes à leurs enfants et les protéger en les informant des dangers sexuels éventuels.

Revoir les programmes pour favoriser une meilleure éducation à la sexualité

Totalement absente à l’école primaire, l’éducation à la sexualité est pourtant très importante, ne serait-ce que pour apprendre aux enfants à se protéger des pédophiles. Comprendre le principe du consentement est la base pour donner aux enfants le droit de dire non, lorsqu’ils sont en présence d’un comportement sexuel inadapté.
Si ce travail n’est pas réalisé à la maison, l’absence de repères peut s’avérer grave à l’adolescence et même à l’âge adulte.

Au collège c’est souvent pendant les cours de SVT que ces sujets sont abordés, sachant que dans cette matière, le temps manque cruellement. Globalement, cette approche des fonctions sexuelles et reproductives, des violences sexuelles et sexistes se limite à aborder les maladies sexuellement transmissibles et la contraception.

Au lycée, le constat n’est pas fameux non plus, avec une seule séance en seconde. Ce qui inquiète énormément les spécialistes, c’est l’absence totale de certains points importants comme l’identité de genre. Certains enseignants ont des lacunes telles, qu’ils peuvent affirmer que la transidentité est un phénomène de mode et que la bisexualité n’existe pas en réalité.

Le ministère de l’éducation nationale a été interpelé dans une tribune du journal Libération en mars 2021 dans laquelle des ministres et des parlementaires s’expriment aux côtés de psychologues, présidents d’associations et élus locaux. Il y est notamment question d’aborder le consentement, le respect de l’autre et de commencer cet enseignement dès les premières années d’école.

Si vous êtes parents d’un enfant qui traverse une période difficile liée à l’apprentissage de la sexualité ou qui a été victime d’un acte malveillant, nos spécialistes sont diplômés pour prendre en charge votre demande et vous aider pour sortir de cette situation qui peut être extrêmement traumatisante. En parler est un premier pas vers une vie plus sereine et se confier à un spécialiste limite l’apparition de problèmes psychiques ou identitaires importants.

HoliSanté.