Étudiants et crise sanitaire

Étudiants et crise sanitaire

La crise sanitaire que nous connaissons n’a épargné personne, y compris nos étudiants qui ont pu subir eux aussi des atteintes psychologiques ou encore financières.

Les étudiants, victimes collatérales de la crise sanitaire

Nos étudiants vont mal, ce n’est pas une révélation. Le constat est lourd, avec des difficultés financières, des atteintes psychologiques et des passages à l’acte parfois désespérés. Si vous êtes concernés, ou si un de vos proches est dans cette situation, restez vigilant et n’attendez pas que la situation soit grave pour réagir.

Des lieux de vie restreints

De nombreux étudiants vivent dans des petits logements, la plupart composés d’une seule pièce. C’est particulièrement vrai dans les grandes villes où les loyers sont hors de prix et où les conditions de logement ne cessent de se dégrader.

En temps normal, les étudiants passent peu de temps chez eux, ce qui limite grandement les conséquences d’habiter dans un petit appartement. Or, pendant toute cette crise sanitaire, les dispositions prises par le gouvernement ont contraint les étudiants à pratiquer leur scolarité depuis chez eux.

Étudier depuis son logement n’est pas seulement une contrainte d’espace, c’est aussi une rupture sociale importante, qui a un impact énorme chez les adolescents et les jeunes adultes.

Une précarité augmentée

Beaucoup d’étudiants arrivent à joindre les deux bouts en occupant des petits boulots. Pour certains, cela représente même leur seul pouvoir d’achat, une fois le loyer et les charges de base acquittées.

Les jobs dans la restauration, l’animation, le sport, les commerces de proximité ont tous été suspendus. Seuls ceux qui avaient signé un contrat se sont vus dédommagés au même titre que les salariés lambda. Il va sans dire que c’est loin d’être la majorité.

Alors, quand on est étudiant en 2021, on vit avec presque rien. Au départ, on n’ose même pas l’avouer, ni se plaindre. Les semaines et les mois filent, la situation est en dents de scie. Lentement et sournoisement, elle se dégrade, sans que les intéressés voient le sol se dérober sous leurs pieds.

Un risque de burn-out bien réel

À force de solitude, de pression pour réussir dans des conditions d’apprentissage inédites et souvent insuffisantes, même les plus valeureux s’essoufflent. Ne pouvant se divertir et mener une vie sociale normale et indispensable à leur épanouissement, ils vont jusqu’à se décourager totalement.

Le burn-out peut survenir lors d’une grande fatigue, mais aussi en cas d’une profonde incertitude quant à un avenir à moyen et long terme. Des problèmes d’anxiétés viennent s’ajouter à cet épuisement, avec des périodes de grande solitude, propices à une perte totale de motivation.

S’il n’est pas accompagné et encouragé, l’étudiant va entrer dans un cercle vicieux alimenté par l’angoisse, la culpabilité, voire la honte et la peur. Un cocktail explosif qui conduit certains d’entre eux à commettre l’irréparable.

Les conseils d’HoliSanté pour sortir de cette mauvaise passe

Nos spécialistes sont sensibles aux problèmes rencontrés par les étudiants pendant cette crise sanitaire et voici les conseils qu’ils préconisent pour ne pas sombrer dans la déprime.

Se tenir informé, mais couper régulièrement

Il est important de connaître les dernières nouvelles, mais il ne faut pas rester connecté aux infos 24h/24. C’est extrêmement anxiogène, d’autant que certaines révélations, notamment sur les réseaux sociaux, ne sont pas fondées.

Le lien social est primordial

Garder le contact avec ses proches revient à conserver une bouée de sauvetage à portée de main. Échanger, rire ou même pleurer permet de vider son sac et de ne pas engranger trop de frustrations et de rancœur.

Une bonne organisation aide à mieux gérer la situation

Se lever avec un plan en tête est motivant. Le fait d’accomplir chaque jour une tâche précise est valorisant. C’est aussi un bon moyen de trouver des sujets de discussion pour échanger entre amis.

Conserver une bonne image de soi

Rester en pyjama toute la journée est tentant, mais à la longue ça ne participe pas à l’épanouissement. En soignant son look, en faisant des efforts pour s’habiller, se coiffer, etc. on renvoie une image positive de soi, ne serait-ce qu’à son miroir.

Demander de l’aide quand c’est trop dur

Il ne faut pas avoir honte de demander du soutien à un professionnel, pour éviter d’arriver à une situation de crise difficile à désamorcer. Nos spécialistes sont formés pour écouter, conseiller, soulager et accompagner les étudiants qui souffrent en cette période pleine d’incertitude, ou la place sociale de chacun est bouleversée depuis des mois.

N’hésitez pas à nous contacter, pour vous ou l’un de vos proches, nous sommes particulièrement sensibles aux problèmes rencontrés par les jeunes en général et les étudiants en particulier.

HoliSanté.