Reprendre ses études quand on est parent : comment tout concilier ?

Reprendre ses études quand on est parent : comment tout concilier ?

Mener de front votre reprise d’études et votre rôle de parent conduit inévitablement à affronter certaines difficultés. Selon les soutiens dont vous bénéficiez de la part de vos proches et votre sécurité financière actuelle, celles-ci s’avèrent plus ou moins délicates à surmonter.

Si vous êtes parent et que vous vous lancez dans une reconversion professionnelle en reprenant vos études, ces conseils d’HoliSanté pour concilier votre nouvelle vie étudiante sans négliger vos enfants devraient vous intéresser. Au programme : organisation et endurance !

Mi-parent mi-étudiant : en finir avec la culpabilité permanente

La plupart des parents qui reprennent leurs études se rejoignent sur le sentiment de culpabilité qui les ronge :

  • Lorsqu’ils travaillent pour leur futur diplôme, ils culpabilisent d’être moins présents pour leurs enfants.
  • Lorsqu’ils s’occupent de leurs enfants, ils culpabilisent de ne pas se concentrer davantage à leurs études…

Alors, le sentiment de culpabilité : allez-vous vous en débarrasser ?

Rester concentré sur ses objectifs pour dépasser la culpabilité

Dans les moments les plus difficiles (au début de votre reprise d’études, à l’approche des examens ou du diplôme), ce sentiment, qui semble légitime et fréquent, risque de vous submerger. Pour autant, il ne vous rend pas service : inutile de le cultiver, vous devrez apprendre à vous en défaire.

Pour cela, recentrez-vous sur vos objectifs :

  • Pourquoi avez-vous décidé de reprendre vos études ? Quelles améliorations ce nouveau métier apportera à votre vie et seront profitables pour vos enfants ?
  • Vos études nécessitent-elles vraiment d’y passer tous vos soirs et week-ends ? Ne pouvez-vous pas vous organiser de manière plus optimale pour conserver du temps de qualité avec vos enfants ?

Quand le stress du diplôme devient un facteur de réussite

En vous inscrivant dans cette formation, vous investissez de votre temps et de votre argent pour changer de vie. Il semble donc parfaitement normal de vous sentir stressé à l’idée de ne pas obtenir le diplôme ou la certification finale. Cet échec retarderait voire remettrait en cause votre projet, puisque vous n’avez pas forcément les moyens de vous offrir une seconde chance.

Si tous les étudiants stressent à l’approche du diplôme, les parents en reconversion professionnelle subissent souvent une pression encore plus forte du fait de leurs obligations matérielles et financières vis-à-vis de leurs enfants.

Dominer le stress du diplôme et en faire un moteur de motivation

Le principal se joue sur la confiance en vous et en votre projet professionnel : rappelez-vous chaque jour pourquoi ce métier est fait pour vous, pourquoi vous l’avez choisi et quelles sont vos qualités qui vous permettront d’obtenir cette certification.

Si vous traversez des moments de doutes, appuyez-vous sur les encouragements de votre conjoint, de vos parents, de vos amis… Toute personne qui vous aime saura trouver les mots justes. Par ailleurs, sachez qu’à petites doses, le stress reste un moteur pour la réussite. Face à une situation d’urgence, impérative, vous agissez pour atteindre votre objectif, en misant sur vos révisions et votre concentration lors des examens.

Si vous vous sentez peu soutenu par votre entourage ou si vous vivez à un niveau de stress élevé de manière prolongée, n’hésitez pas à consulter un professionnel des thérapies brèves, comme ceux qu’HoliSanté a rassemblé dans son réseau.

Et si vous êtes stressé par le fait de ne pas assez réviser vos cours, alors permettez-vous d’exiger de votre famille un créneau en particulier, au calme, à la maison, pour travailler sereinement sur vos cours. Écoutez-vous.

Parent en couple et étudiant : super-héros de l’anticipation et de l’organisation ?

Avec votre double – voire triple casquette – de parent / étudiant / éventuellement salarié… vous allez avoir besoin d’un maximum d’organisation pour ne pas perdre pied. En effet, votre changement de voie professionnelle ne modifie pas vos autres contraintes : vos enfants ont toujours besoin de vous pour aller et revenir de l’école, faire leurs devoirs, se rendre à leurs activités sportives, partager des moments de jeux, des sorties…

Et comme vous ne pouvez pas vous “couper” en deux, vous devrez prévoir à l’avance ces différents temps, pour ne négliger ni vos études, ni vos enfants, ni votre couple…

À la recherche d’un agenda de compétition

Attention ! L’année qui s’annonce mérite le meilleur agenda qui soit. Version papier ou numérique, la meilleure solution sera un agenda partagé entre les deux parents. Horaires de travail, séances de sport, activités des enfants, rendez-vous scolaires, mais aussi moments à deux, ou entre amis, sans les enfants etc. : tout doit figurer dans ce précieux planning. Il est la note sur laquelle s’accorde avec harmonie toute votre vie de famille.

Avoir un bon sens de l’organisation ne suffit pas, vous l’avez compris. Vous devrez pouvoir vous appuyer sur votre entourage pour coordonner vos différentes obligations parentales avec votre emploi du temps d’étudiant. C’est important, car c’est la seule manière de pouvoir vous libérer l’esprit de vos responsabilités parentales, le temps de vous asseoir quelques heures sur les bancs de l’école.

Répartir les responsabilités et les tâches

C’est le moment ou jamais d’impliquer vos enfants dans les tâches ménagères. Bien sûr, tenez compte de leur âge et veillez à les féliciter et à les encourager dans leurs nouvelles responsabilités. Commencez de préférence à leur demander de réaliser des tâches qui les concernent en premier lieu, comme le rangement et le nettoyage de leur chambre.

Les tâches collectives comme mettre la table ou plier du linge seront bien mieux acceptées par la suite. De même, encouragez-les à gagner en autonomie dans la réalisation de leurs besoins et désirs : se doucher seul, lire une histoire seul dans son lit avant de dormir, préparer sa tenue de sport sans aide… Vous verrez très vite combien leur autonomie vous libère de temps pour vous consacrer à vos études.

Parent-étudiant : accepter la baisse des revenus

Qui dit reprise d’études, dit souvent démission de votre travail salarié, ou congé sans solde, ou encore, si vous êtes fonctionnaire, mise en disponibilité. Dans le meilleur des cas, vous avez un conjoint qui peut assumer le même niveau de vie qu’avant grâce à un salaire confortable, dans le pire des cas, vous devrez poursuivre votre travail, au moins à temps partiel, pour continuer d’assumer les charges de votre vie de famille.

En effet, vos dépenses, elles, restent souvent identiques : loyer, habillage des enfants, fournitures, courses…La baisse de revenus reste donc une difficulté que rencontrent beaucoup de personnes en reconversion professionnelle. Toutefois, celle-ci est souvent temporaire puisque votre changement de carrière est censé vous orienter vers un métier plus rentable par la suite.

Comment ne pas souffrir de la baisse de revenus

Si vous apportiez le plus gros salaire, votre reprise d’études impacte forcément plus la vie de famille que si ce n’était pas le cas. Il est donc important d’anticiper la situation financière avant de poser joyeusement votre lettre de démission sur le bureau du patron ! Prévoyez et discutez avec votre conjoint de cette baisse de revenus à attendre et des moyens de la combler ou de vivre avec.

Il est tout à fait possible de vivre avec moins d’argent : l’accepter, en premier lieu, pour ne pas vivre dans la frustration. Oui, vous ferez probablement moins de sorties au restaurant qu’avant… Mais de toute façon, en avez-vous le temps, avec vos études ? Si vous avez opté pour une formation intensive sur un an, c’est sans doute un petit sacrifice qui en vaut la peine.

Plus concrètement, baisser son niveau de vie implique parfois de déménager, pour un revenu moins élevé, de revoir son panier de courses en optimisant davantage les achats pour limiter les produits chers et le gaspillage alimentaire.

Peut-être que cette année, vos enfants peuvent se passer de certaines activités périscolaires, et n’en garder qu’une, voire, faire du sport en famille les week-ends.

HoliSanté espère que ces conseils vous aideront à déjouer les tensions au sein de votre famille qui pourraient résulter de votre reprise d’études. Si toutefois vous ressentez le besoin de vous faire aider, sachez que nous disposons d’un réseau de thérapeutes professionnels à votre écoute, pour des consultations en ligne.

HoliSanté.