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Comment faire face à la maladie?

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L’annonce d’une maladie grave ou handicapante est un authentique traumatisme psychique. Incontrôlables et chaotiques, ces états émotionnels que nous ressentons alors sont des mécanismes de défense du psychisme face à ce qui est inimaginable, à la douleur, à la peur de la mort.

Mais alors, comment peut-on faire face à la maladie ?

1. DEMANDER DE L’AIDE

En plus de la maladie, toutes ces émotions peuvent venir perturber encore plus le malade. Nous restons enlisés dans ces émotions douloureuses, le temps passe, le deuil ne se fait pas. Il est alors très important d’avoir recours à différentes aides, afin de se sentir soutenu, compris et accompagné dans ce processus. Car, au-delà du traitement de la maladie, c’est aussi de ce soutient dont nous avons besoin !

Il existe plusieurs types d’accompagnement :

  • Des groupes de paroles pour se sentir écouté et moins seul face à la maladie

  • Une thérapie en présentiel ou une thérapie en ligne, pour un soutien psychologique individuel

  • Un soutien psychiatrique, qui va aussi permettre l’utilisation de médicaments

  • Des médecines alternatives (yoga — hypnose — sophrologie — et bien d’autres encore) pour apprendre à gérer nos émotions

  • Certaines de ces médecines alternatives comme la sophrologie ou l’hypnose qui, au-delà de la gestion des émotions peuvent aider à la gestion de la douleur

Parmi tous ces accompagnements, thérapie et/ou médecines alternatives, chacun va trouver ce qui lui convient le mieux. Souvenons-nous que la force réside dans le fait d’être conscient que l’on ne peut tout faire seul, et que la présence d’Autrui peut être une aide salvatrice.

2. FAIRE LE DEUIL

Toutes ces émotions ressenties font partie intégrante de ce que l’on appelle la phase de deuil. Chacune d’entre elles étant naturelle, les accepter est la première étape nécessaire.

Il est donc important voire primordial d’entamer cette phase, car il s’agit bien là d’un deuil ; le deuil de la bonne santé que l’on avait, celui de la vie sans soins, celui de la vie sans inquiétude d’une mort proche…

Ces différentes émotions ressenties durant la phase de deuil sont puissantes et ne doivent pas être décryptées comme le “mode d’emploi” d’un parcours psychique obligatoire ou linéaire. Elles s’enchevêtrent, s’effacent, puis reviennent de façon plus ou moins marquée selon les individus, leur personnalité et le moment où leur vie a basculé

Ces réactions sont les mêmes que celles à l’œuvre dans le processus de deuil d’un proche. Certains parlent de deuil en 7 étapes, d’autres de 11 étapes. Chacun le vit différemment, selon sa sensibilité, sa fragilité, le moment de vie quand cela arrive et le lien à l’objet perdu.

3. COMPRENDRE LA MALADIE

Comprendre la maladie, c’est aussi prendre en charge sa santé. Cette étape peut également aider dans l’avancement du processus de deuil.

  • Se questionner sur les habitudes et les changements qui ont eu lieu dès l’apparition des symptômes peut aider à comprendre pourquoi le mal s’est déclenché.

  • Se questionner également sur les émotions que cette maladie nous fait vivre, ou revivre

Cette compréhension ne rentre pas dans l’étape de combat du processus de deuil. Plus libératrice, elle nous aide à écouter ce que notre corps nous dit. Il est important de prendre conscience que notre état psychique peut provoquer ou aggraver les manifestations de certaines pathologies ou abaisser les défenses immunitaires en cas d’infection.

4. PARTICIPER AUX SOINS

Être acteur dans la prise en charge de cette maladie aide considérablement à modifier l’impact qu’elle a sur soi ; aller aux rdvs avec les médecins, prendre des renseignements auprès de sources fiables, prendre ses médicaments… Eviter les nombreux forums sur internet, qui bien que pouvant apporter des informations intéressantes, vont le plus souvent renforcer nos craintes.

5. VIVRE L’INSTANT PRÉSENT

La plupart du temps, c’est l’anticipation de ce qui peut éventuellement se passer qui nous fait peur. Peut-être l’avez-vous remarqué ; un futur hypothétique, basé sur des croyances erronées, et voilà que l’angoisse nous prend ! La maladie est là aujourd’hui, et demain, nous ne savons pas comment cela sera. Nous pouvons imaginer, seulement imaginer. L’instant présent est précieux, car il est là, ici et maintenant, bien réel. Le reste est soit passé, soit n’existe pas encore.

Mais comment vivre l’instant présent ?

Simplement en étant là, ici et maintenant. Ressentir chaque instant, pleinement concentré sur nos sensations, sur notre corps, notre respiration. Rien d’autre n’existe, que soi, dans l’instant présent. Vivre l’instant présent, diminue la ronde des pensées. Et la ronde des pensées diminuée, l’angoisse, la peur, s’estompent. C’est un entraînement, qui, à force de persévérance, sera de plus en plus aisé.

6. PRENDRE DE LA DISTANCE AVEC LA MALADIE & FAVORISER LE BIEN ÊTRE

OK la maladie est là, et souvent avec son lot de douleurs, d’inconforts et autres ennuis. Encore une fois, quel impact lui permettons nous d’avoir sur notre vie ? Gardons en mémoire que nous ne sommes pas la maladie ; mais une partie de notre corps est malade !

  • Pratiquer une ou plusieurs activités physiques qui nous plaisent et qui sont compatibles avec la maladie (sport — yoga — Qi Gong — Natation — Marche …)

  • Pratiquer une ou plusieurs activités créatives (écriture — lecture — jeux de société — mots fléchés — couture — peinture — cuisine — la liste peut être longue !)

  • Rester en contact en échangeant quotidiennement avec des personnes « valides » ou non malades.

  • Dans la mesure du possible, se balader en extérieur, dans la nature, respirer l’air frais, au moins une fois par semaine

  • Ecrire un livre d’or au quotidien sur toutes les choses positives de la journée (ce que nous avons fait pour les Autres, et ce que nous avons fait pour Soi)

Ce dernier a pour but de nous mettre face à toutes ces choses positives que nous ne voyons pas. De plus, le fait d’écrire ancre dans le corps cette information positive.

En résumé :

Il n’existe pas de grande réussite ; chaque jour, chaque heure, est une réussite. Prendre soin de soi, favoriser notre bien-être, ne fera pas partir la maladie ; cela va nous offrir une pause. Une pause ou la maladie, la douleur sont presque oubliées. Ces pauses sont une réussite. C’est l’ensemble de ces pauses qui nous aident à vivre, par moment, au-delà de la maladie. Qui nous permettent d’être acteur de notre vie.

A cela, l’aide de médecines alternatives et/ou de thérapie rend ce passage moins difficile, parfois plus doux.

HoliSanté

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