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Le syndrome de la cabane

Le syndrome de la cabane provoque la peur de sortir de chez soi, cet état transitoire doit être pris en charge pour éviter qu’il ne débouche sur des troubles anxieux profonds.

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Le syndrome de la cabane

Syndrome de la cabane : réapprendre à vivre en société

Le syndrome de la cabane, que les spécialistes nomment aussi syndrome de l’escargot est la peur de sortir de son cocon, de chez soi. Il existe depuis longtemps, mais il s’est beaucoup développé à la fin du premier confinement dû la pandémie du Covid-19.

Il n’est pas une pathologie, mais plus un état transitoire qui peut être pris en charge avant de se transformer en angoisse chronique. HoliSanté vous explique comment sortir de cette mauvaise passe et retrouver le plaisir de sortir.

Petite définition du syndrome de la cabane dans un contexte sans précédent

Ce trouble est appelé syndrome de la cabane ou de l’escargot. Les personnes qui l’ont développé éprouvent la peur de sortir de chez eux.

Après la levée du premier confinement, certaines libertés ont été retrouvées, comme celles de pouvoir se déplacer sans limites de temps et d’heure. Si ces nouvelles mesures ont apporté une bouffée d’air pur à certains, pour d’autres, elles ont généré de l’angoisse et de l’anxiété.

Le syndrome de la cabane n’est pas nouveau, puisqu’il a été évoqué au début du XXe siècle aux États-Unis, notamment dans les communautés de chercheurs d’or, qui passaient des séjours très longs en étant isolés. Il est aussi perceptible chez les personnes ayant subi une hospitalisation de longue durée.

Les principaux symptômes du syndrome de la cabane

Le syndrome de la cabane peut évoluer rapidement dans le bon sens avec une prise en charge adaptée. Il n’est pas à considérer comme une pathologie psychiatrique.

Pour autant, cet état transitoire apporte des difficultés émotionnelles qui peuvent être mal vécues par les personnes concernées :

• Peur de sortir

• Angoisse à l’idée de rencontrer du monde

• Découragement et fatigue émotionnelle

• Sensation que l’extérieur est un danger permanent

Comment le syndrome de l’escargot apparaît-il ?

C’est un mécanisme que les spécialistes expliquent de façon très claire, il correspond à un besoin de se réadapter à un mode de vie qui génère des peurs de plusieurs natures. Alors que nous étions confinés depuis plusieurs semaines, on nous annonce que la vie va reprendre, bonne nouvelle ?

Oui, dans l’absolu, mais dans la réalité, ce changement de rythme impose des questionnements et de l’anxiété.

De quoi une personne souffrant du syndrome de la cabane a-t-elle peur ?

• La contamination et de la maladie

• Le regard des autres

• Se retrouver au milieu de beaucoup de monde

• Recommencer à prendre les transports en commun

• Retomber dans un quotidien stressant

• Revoir les collègues de travail

Alors que pendant plusieurs semaines, on nous avait dépeint le monde extérieur comme un lieu de danger, on nous demande finalement d’y retourner. C’est cet aspect qui est déstabilisant et qui peut déclencher des angoisses.

Les personnes sujettes au syndrome de la cabane

Tout le monde peut être concerné par le syndrome de la cabane, les personnes vivant seules semblent être plus exposées. De la même façon, ceux qui étaient déjà fragilisés avant l’épidémie sont souvent très anxieux à l’idée de ressortir.

Il est important de déceler le syndrome de l’escargot le plus tôt possible, car s’il dure trop longtemps, il y a un risque réel de développer une angoisse chronique qui pourrait déboucher sur un trouble anxieux.

Comment se sortir du syndrome de la cabane ?

Il est important d’y aller en douceur et de ne pas forcer la personne à faire des choses trop intenses et trop rapidement. Il est préférable de l’inviter à se fixer des petits objectifs qu’elle pourra tenir et qui ne lui provoqueront pas de crise de panique ou une angoisse insupportable.

Patience et accompagnement sont nécessaires pour briser le syndrome de la cabane

La patience est sans doute la meilleure arme pour accompagner une personne victime du syndrome de la cabane vers un retour à la vie normale. Vous pouvez aussi faire appel à un praticien en psychologie positive.

Les spécialistes conseillent de commencer par aller dehors sans s’éloigner de son domicile, pour sortir la poubelle, relever le courrier. Puis, la personne sera invitée à aller chercher le pain ou à porter un colis à la poste. Comme elle va être en contact avec des commerçants ou d’autres clients, il faudra lui rappeler l’importance des gestes barrières et le fait qu’ils la sécurisent.

Les promenades au grand air, à la campagne ou dans un parc sont également très bénéfiques aux porteurs du syndrome de la cabane.

Avancer progressivement jusqu’à ce que la sensation de danger s’amenuise

Il ne sert à rien de se commencer par des gros défis (emprunter les transports en commun, se rendre dans un magasin avec une longue file d’attente, etc.). Il convient surtout d’être à l’écoute de la personne et de commencer petit-à-petit à relativiser la gravité de la situation.

Après quelques exercices et sorties concluants, la personne va s’adapter et son anxiété va s’estomper, en même temps que les peurs vont s’atténuer.

Si vous avez un proche qui éprouve des difficultés à sortir de chez lui après le déconfinement, ou si vous êtes vous-même dans cette situation, nos spécialistes peuvent vous soutenir et vous apporter des solutions.

HoliSanté

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Bonjour, je suis Sylvie, fondatrice d'HoliSanté

Pour vous aider à trouver le bon praticien, j'ai besoin d'en savoir un peu plus sur vous

Merci de répondre à ces quelques questions.